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Burn out parental : le reconnaitre et agir

burnout parental

Les trajets maison-crèche/école, les repas à préparer, la bataille du coucher, les lessives et le ménage, les activités périscolaires, etc… La routine d’une vie de famille peut vite se transformer en une spirale infernale. À tel point que certains parents n’arrivent plus à supporter leurs enfants, épuisés rien qu’à l’idée de passer une journée avec eux. C’est le burn out parental.

Selon les recherches des professeurs Roskam et Mikolajczak (UCLouvain), 5 à 8 % des parents seraient concernés par un burn-out parental sévère — et la France figure parmi les pays les plus touchés d’Europe.

Ce mal des parents  touche surtout les mamans mais les papas peuvent également en souffrir et tous les âges sont concernés.

Définition du burn-out parental

Le burnout parental est un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique en l’absence de ressources suffisantes pour compenser.

3 aspects importants, dont on ne souffre pas forcément en même temps, définissent le burn out parental :

  • Un épuisement profond, physique et émotionnel, qui n’est pas ou peu soulagé par un repos.
  • Une distanciation progressive avec les enfants. Le parent ressent de moins en moins d’affect pour ses enfants et agit au quotidien comme un automate.
  • Une perte d’épanouissement par rapport à son rôle de parent qui se manifeste davantage chez les personnes perfectionnistes et qui ont eu tendance à idéaliser leur vie de famille.

Notre lecture conseillée :
Le burn-out parental en 100 Questions/Réponses,
Elise Lecornet et Corinne Melot;
10 septembre 2019.

A ne pas confondre !

Le burnout parental, ce n’est pas…

  • La dépression qui touche toutes les sphères de la vie (sphère privée, professionnelle,
  • Le burnout professionnel qui se manifeste dans la sphère professionnelle en relation avec le travail.
  • Le baby-blues qui survient dans les premiers jours après la naissance et est principalement dû à des bouleversements hormonaux.
  • La dépression post-partum qui est une dépression qui survient dans l’année suivant la naissance.

Les symptômes du burn-out parental

  • Sentiment d’épuisement : vous êtes tout le temps fatigué(e), même après une nuit complète, vous oubliez régulièrement vos rendez-vous, des discussions, vos clés…
  • Pessimisme : l’avenir ne vous donne plus vraiment envie, vous avez l’impression de faire les choses de manière automatique, sans plaisir.
  • Mauvaise image de soi : sentiment de ne pas faire ce qu’il faut, sensation d’être un mauvais parent.
  • Colère, irritabilité : des disputes plus régulières avec votre conjoint, l’autre vous irrite sans raison apparente, impatience forte envers vos enfants… (Ces moments d’impatience peuvent d’ailleurs rendre encore plus difficile la gestion des comportements difficiles de vos enfants, créant un cercle vicieux épuisant.)
  • Troubles du sommeil : (Si votre enfant contribue à perturber vos nuits, notre article sur combien d’heures dort un bébé peut vous aider à mieux comprendre ses besoins.)
  • Distanciation affective : votre amour s’alterne avec un sentiment d’inattention voire de rejet vis à vis de vos enfants.
  • Isolement : vous évitez l’extérieur et minimisez les contacts avec vos proches.
  • Anxiété : vous vous sentez dépassé(e), en apnée.

Si vous reconnaissez plusieurs de ces symptômes, tournez-vous vers un professionnel de santé (médecin traitant, infirmière puéricultrice, etc..) qui sera à même de vous proposer des solutions pour vous aider à vous sentir mieux.

Burn-out parental : pourquoi certains parents sont-ils plus touchés ?

On l’observe souvent : le burn-out parental ne frappe pas au hasard. Certaines situations fragilisent davantage les parents, et les reconnaître peut être le premier pas pour s’en protéger.

* La pression de la parentalité "parfaite"

Les réseaux sociaux, les injonctions contradictoires, la culpabilité permanente… Être parent aujourd’hui, c’est naviguer entre des exigences croissantes et des ressources souvent insuffisantes. 

Les parents les plus touchés sont fréquemment ceux qui s’investissent le plus, les perfectionnistes, ceux qui ont idéalisé la vie de famille et qui vivent douloureusement l’écart entre leurs attentes et la réalité du quotidien.

* L'isolement et le manque de relais

Familles éloignées, agenda surchargé, perte du réseau amical après l’arrivée d’un enfant… Quand on n’a personne pour souffler, la fatigue s’accumule sans jamais vraiment se dissiper. C’est pourquoi confier son enfant à une structure bienveillante et de qualité n’est pas un abandon : c’est une ressource précieuse, tant pour l’enfant que pour le parent. (Découvrez comment notre projet pédagogique place le bien-être de toute la famille au cœur de notre fonctionnement.)

* La charge mentale invisible

Penser aux rendez-vous médicaux, aux menus de la semaine, aux vêtements de saison, aux activités d’éveil… Cette charge mentale, souvent invisible et rarement partagée équitablement, épuise silencieusement. Elle s’accumule jour après jour, jusqu’à ce que le réservoir soit vide.

Soigner le burn-out parental

Prendre conscience et accepter qu’il ne s’agisse pas d’une simple fatigue ou lassitude passagère, c’est mettre toutes les chances de son côté de récupérer rapidement

Il est important de mettre des choses en place à la maison et revoir l’organisation familiale. Par exemple, entre-autres :

  • Le sommeil est primordial, il est nécessaire de mettre en place des stratégies si votre enfant dort mal (grands-parents ou relais extérieur ponctuellement, cododo si nécessaire ponctuellement, poussette, lit d’appoint dans la chambre parentale, relais du conjoint certaines nuit…).
  • Prendre du temps pour soi hors du contexte familial : reprise du sport, balade, sorties entre amis(es)… Il faut trouver une activité qui vous fait du bien.
  • Se relayer avec le conjoint pour les tâches ménagères et les tâches quotidiennes.
  • Adopter une approche d’éducation positive au quotidien peut également alléger la relation avec votre enfant — moins de conflits, moins de culpabilité, plus de plaisir partagé.

Les traitements peuvent passer par :

  • la psychothérapie
  • les groupes de parole
  • Le suivi par une association de soutien à la parentalité,
  • les médicaments si jugés nécessaires par un médecin
  • Un arrêt de travail n’est en général pas préconisé car il peut finalement isoler à la maison.

Il est extrêmement difficile pour les parents touchés par le burn out parental d’en parler autour d’eux, même à leur entourage très proche et à leur conjoint. C’est pourquoi, dans un premier temps, les professionnelles de nos crèches peuvent être votre interlocuteur.

 Marjorie et les directrices des Kiddy crèches sauront vous écouter et vous conseiller sur ce que vous pouvez faire pour vous sentir mieux. N’hésitez pas à prendre un rendez-vous, soit par mail ou par téléphone.

En savoir plus :

Reconnaître et combattre le burn-out parental, l’éclairage de la CAF
Le syndrome de burnout ou d’épuisement maternel, un article de recherche

Marjorie Fredon

Co-fondatrice de Kiddy Crèche 
Infirmière et Référente santé des Kiddy-Crèches

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Notre projet pédagogique

Marjorie Fredon, dirigeante de Kiddy Crèche

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