📣📣    Nouvelle Kiddy Crèche à Pontcharra   ✲   Renseignements :

Education positive à la crèche : notre vision

L’éducation positive à la crèche, ou à la maison, fait peur car elle semble tout permettre aux enfants…
C’est faux !
Nous souhaitons ici expliquer notre lecture de ce courant éducatif, aussi appelé parentalité positive, que nous revendiquons dans nos établissements et qui fait partie intégrante de notre projet pédagogique.
L’éducation positive met en avant des principes qui nous correspondent tout à fait : se concentrer sur le renforcement des comportements positifs, encourager et communiquer avec empathie.
Nous détaillerons ses grands principes et ses bienfaits, et vous donnerons quelques pistes pour plus d’éducation positive à la maison. Car en plus d’être très adapté aux besoins du jeune enfant, celle-ci renforce les liens parent-enfant.

Les principes de l’éducation positive que nous retenons chez Kiddy Crèche

  1. Bienveillance et respect : Nous traitons les enfants avec respect et empathie, en tenant compte de leurs besoins, émotions, et perspectives. Il s’agit de reconnaître et de respecter la dignité de l’enfant, même lorsqu’il fait des erreurs.
  2. Renforcement positif : Nous encourageons les comportements souhaités par la reconnaissance, l’encouragement, et les compliments plutôt que par la punition. Cela implique de mettre l’accent sur les succès et les efforts des enfants, ce qui les motive à répéter ces comportements.
  3. Fixation de limites claires et cohérentes : Nous établissons des règles et des attentes claires tout en expliquant les raisons qui les sous-tendent. Les limites sont posées de manière ferme mais bienveillante, sans punitions arbitraires ou sévères. Il n’est donc pas question de tout laisser faire !
  4. Communication ouverte et empathique : Nous encourageons un dialogue ouvert où l’écoute active est primordiale. En posant des questions, écoutant sans juger et validant les émotions de l’enfant, cela permet à l’enfant de se sentir compris et respecté.
  5. Résolution de conflits et apprentissage des compétences sociales : A la crèche, les conflits entre enfants sont fréquents et c’est normal ! C’est l’occasion d’apprendre aux enfants à gérer les désaccords de manière constructive et à développer des relations harmonieuses.
  6. Prendre soin des émotions de l’enfant : Nous nous efforçons de reconnaître, comprendre et aider l’enfant à gérer ses émotions de manière appropriée. Cela implique de ne pas minimiser ou ignorer ses sentiments, mais de l’aider à les identifier et à les exprimer de manière constructive. Pour mieux comprendre ce que communiquent les tout-petits, vous pouvez aussi lire notre article sur les pleurs des enfants.

L'éducation positive à la crèche : ce que ça donne concrètement

Les principes que nous venons de décrire ne restent pas sur le papier. À Kiddy Crèche, ils se jouent dans les petits moments du quotidien, parfois intenses, toujours riches d’enseignements. Voici trois situations que nos équipes vivent régulièrement.

* La dispute de jouets : apprendre le "chacun son tour"

Inès, 2 ans et demi, et Tom, 2 ans, se disputent le même camion rouge. Les pleurs montent, la tension aussi. Notre réflexe n’est pas d’arbitrer en désignant un gagnant, ni de retirer le jouet.

La professionnelle s’approche, se met à hauteur des deux enfants, et nomme ce qu’elle observe : « Vous voulez tous les deux le camion, et c’est difficile d’attendre. » Elle pose une règle simple — le chacun son tour — et reste présente le temps que le premier enfant termine son jeu. Tom, d’abord frustré, est orienté vers une autre activité. Quelques minutes plus tard, il récupère le camion. Il a appris quelque chose d’essentiel : ses besoins comptent, et l’attente ne dure pas toujours.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez lire notre article sur la gestion des comportements difficiles.

Ces bienfaits contribuent à un développement plus équilibré et harmonieux, tant sur le plan émotionnel que social, tout en préparant les enfants à devenir des adultes épanouis et résilients. Pratiquée au sein de la famille, on constate la création d’un lien parent-enfant plus fort et plus sécurisant : L’éducation positive favorise une relation basée sur la confiance, le respect et l’amour inconditionnel. Les enfants se sentent plus en sécurité et soutenus dans leur environnement familial, ce qui est fondamental pour leur bien-être émotionnel et leur développement global.

La séparation du matin : transformer un moment difficile en rituel

Chaque matin, Zoé, 14 mois, pleure au moment où sa maman passe la porte. C’est douloureux pour tout le monde. Pourtant, ce n’est ni un caprice ni un signe que quelque chose va mal — c’est une étape tout à fait normale du développement, liée à l’absence encore fragile de notion de permanence de l’objet.

Chez nous, la réponse à ces pleurs est toujours la même : une professionnelle accueille Zoé dans ses bras, nomme son émotion (« Tu es triste que maman soit partie, c’est normal »), et l’accompagne doucement vers un jeu ou une activité familière. Pas de minimisation, pas de distraction forcée. Juste une présence chaleureuse et cohérente, jour après jour.

Ce rituel d’accueil bienveillant est au cœur de notre projet pédagogique. Il montre à l’enfant que ses émotions sont entendues — et c’est précisément ce qui lui permet, progressivement, de les traverser plus sereinement. Si vous souhaitez mieux comprendre ce phénomène, nous avons consacré un article entier à l’angoisse de séparation.

La colère qui monte : garder le cap sans punir

Luca, 3 ans, veut absolument continuer à jouer alors que c’est l’heure du repas. Il crie, tape du pied, refuse de bouger. La tentation est grande de hausser le ton pour clore la situation.

Nos équipes font autrement. Elles reconnaissent d’abord l’émotion (« Tu es en colère parce que tu voulais continuer, je comprends »), puis maintiennent la limite avec calme et fermeté : le repas a lieu maintenant, et il pourra reprendre son jeu après. Si l’agitation est trop forte, on propose à Luca un coin calme pour se recentrer, sans que cela soit vécu comme une punition.

Ce qui change tout, c’est le ton et la cohérence. Le cerveau du jeune enfant est encore immature — il n’est pas capable de gérer ses émotions seul avant de nombreuses années. C’est en lui montrant comment faire, encore et encore, qu’on l’aide réellement à progresser.

Il existe une méthode intéressante que nous utilisons beaucoup à la crèche et nous encourageons les parents à l’appliquer également à la maison pour éviter les colères et les conflits. C’est « la mise en place des transitions »

En effet, un enfant a du mal à arrêter ce qu’il est entrain de faire, surtout s’il est en phase de jeu ou si il a très envie de faire quelques chose. Le prévenir et faire des transitions vont l’aider. Reprenons l’exemple de Luca qui joue au moment du repas : « Luca tu vois nous sommes en train de mettre la table et les copains sont partis se laver les mains, ça va bientôt être ton tour; d’ici quelques minutes je reviendrai vers toi pour t’accompagner au lavabo ». Cela permet à l’enfant de se mettre en condition d’arrêt du jeu et de visualiser ce qu’il va se passer ensuite. Cela fonctionne plutôt bien au quotidien.

Les bienfaits de l’éducation positive à la crèche

C’est parce que l’éducation positive présente plusieurs bienfaits pour le développement des enfants que nous souhaitons si largement l’adopter. En voici les principaux :

  1. Développement de l’estime de soi et de la confiance en soi : En valorisant leurs efforts, leurs progrès et en reconnaissant leurs succès, on renforce leur estime de soi. Les enfants développent une meilleure confiance en leurs capacités et sont plus enclins à essayer de nouvelles choses sans craindre l’échec. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles jouer avec son enfant est bien plus qu’un simple divertissement.
  2. Amélioration des compétences sociales et émotionnelles : En mettant l’accent sur la compréhension et l’expression des émotions, l’éducation positive aide les enfants à développer des compétences sociales essentielles, comme l’empathie, la coopération et la gestion des conflits. Ces compétences sont cruciales pour établir et maintenir des relations saines tout au long de la vie.
  3. Réduction des comportements problématiques : En mettant l’accent sur la communication bienveillante, le renforcement positif et la compréhension des besoins de l’enfant, l’éducation positive réduit les comportements négatifs et encourage les comportements appropriés. Les enfants qui se sentent compris et soutenus sont moins susceptibles de chercher l’attention par des comportements inappropriés.
Ces bienfaits contribuent à un développement plus équilibré et harmonieux, tant sur le plan émotionnel que social, tout en préparant les enfants à devenir des adultes épanouis et résilients. Pratiquée au sein de la famille, on constate la création d’un lien parent-enfant plus fort et plus sécurisant : L’éducation positive favorise une relation basée sur la confiance, le respect et l’amour inconditionnel. Les enfants se sentent plus en sécurité et soutenus dans leur environnement familial, ce qui est fondamental pour leur bien-être émotionnel et leur développement global.

Parler à son enfant avec plus de positivité

L’éducation positive tient compte de l’immaturité du cerveau de l’enfant :

  • qui ne comprend pas le temps (demain, cet après-midi, après …), la temporalité ne se construisant qu’à 7 ans.
  • et qui ne comprend pas la négation.

C’est pourquoi, il faut s’efforcer de parler au présent et sans négation.
Voici quelques exemples tirés du quotidien qui peuvent vous y aider :

S’exprimer ainsi permet une meilleure compréhension des règles et du temps qui passe, ce qui apaise naturellement les enfants.
se positionner avec son enfant

Vous souhaitez lire sur l’éducation positive ?

L’éducation positive, ou parentalité positive, a été influencée par divers auteurs, psychologues, et éducateurs au fil des années. Voici quelques-uns des principaux auteurs et figures qui ont contribué de manière significative à ce domaine :
  1. Jane Nelsen : Co-auteure de la série de livres « Discipline Positive », elle est l’une des pionnières de l’éducation positive. Ses ouvrages proposent des méthodes pratiques pour enseigner aux enfants le respect et la responsabilité de manière non punitive.
  2. Adèle Faber et Elaine Mazlish : Auteures du livre « How to Talk So Kids Will Listen & Listen So Kids Will Talk » (en français : « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent »). Leurs livres sont des guides pratiques pour améliorer la communication entre parents et enfants de manière respectueuse et empathique.
  3. Isabelle Filliozat : Psychologue française, elle est l’une des figures de proue de l’éducation positive en France. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet, notamment « L’intelligence du cœur », « J’ai tout essayé ! », et « Il n’y a pas de parent parfait ». Ses travaux sont centrés sur la compréhension des émotions et du comportement des enfants.
  4. Catherine Gueguen : Pédiatre française, elle est l’auteure de « Pour une enfance heureuse », qui met en lumière l’importance de l’approche empathique et bienveillante en s’appuyant sur les découvertes récentes en neurosciences affectives.

N’hésitez pas à discuter avec nous de cette approche et de la manière dont nous appliquons l’éducation positive à la crèche.

Marjorie Fredon

Co-fondatrice de Kiddy Crèche 
Infirmière et Référente santé des Kiddy-Crèches

Voir toutes nos crèches
Notre projet pédagogique

Marjorie Fredon, dirigeante de Kiddy Crèche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *